Parent de la langue minoritaire – Quelle langue parler en public avec votre enfant?

Résultat de recherche d'images pour "parler en groupe"Il s’agit de l’une des questions les plus difficiles à laquelle les parents qui parlent la langue minoritaire sont confrontés lorsqu’ils débutent leur voyage vers le bilinguisme de leur enfant :

« J’essaye d’utiliser ma langue de manière constante avec mon enfant, mais comment dois je me comporter lorsque nous sommes ensemble à l’extérieur et en public ? Dois-je parler la langue majoritaire lorsque nous interagissons avec d’autres personnes qui ne parlent pas notre langue minoritaire ? »

Bien sûr, à l’instar de bon nombre de problèmes soulevés lors de votre voyage vers le bilinguisme de votre enfant, il n’y a pas de «bonne» réponse à cette question, au sens strict du terme. Une réponse appropriée à un défi comme celui-ci est celle qui correspond le mieux à vos circonstances et à vos objectifs.

Cela étant dit, je propose de partager avec vous la façon dont ma compagne Irina a géré ce dilemme avec notre propre fille, Emma. Même si sa stratégie ne vous convient pas, peut-être, ces réflexions vous seront utiles lorsque vous considérerez votre propre réponse.

Notre plus grande priorité

Notre plus grande priorité, comme je l’ai développé dans ma page « A propos« , était d’établir, avec notre fille, pendant ses premières années, une base solide et équilibrée de communication dans les deux langues de notre couple, c’est-à-dire le français et le russe.

Conditionner naturellement votre enfant

La langue russe étant la langue minoritaire dans notre famille, l’objectif était de parvenir de manière régulière à « conditionner » Emma avec sa maman et des personnes parlant uniquement le russe, c’est-à-dire dans notre cas mes beaux-parents et les animatrices de l’école russe à laquelle participe Emma les mercredis et les week end.

Pour y parvenir, il était vital, dès la naissance, qu’Irina soit constante et persistante à parler à Emma en russe. Si Irina s’était exprimée de temps à autre en français, notre langue majoritaire, le risque était grand qu’Emma se rende compte qu’elle n’avait pas vraiment besoin d’utiliser le russe avec sa maman.

L’objectif, est en quelque sorte, de programmer le cerveau de l’enfant, à échanger avec vous uniquement dans la langue cible que vous avez choisie, dès le départ: la langue minoritaire.

 Mais un mot d’ordre : rester naturel !

Effectivement, tout doit être naturel, c’est important pour nous. Nous avons toujours veillé à ce que notre objectif commun, avec Irina, ne soit pas perçu par notre fille, et à ce que l’apprentissage du russe, en parallèle de celui du français, se fasse de manière naturelle et transparente pour Emma.

Le message auprès d’Emma a toujours été très simple : « la langue maternelle de maman est le russe, et maman est plus à l’aise en russe, c’est pourquoi elle te parle russe. Pour papa, c’est le français ». Dès lors que le message se justifie de manière logique, la question ne se pose plus pour l’enfant, et ceci devient un aspect de son environnement auquel il est dans l’obligation de s’adapter, puisqu’il ne peut pas le modifier. C’est ce qui se passe, je crois, pour Emma.

En public

Irina a choisi d’appliquer la stratégie OPOL (One Parent – One Language ou Un Parent – Une Langue), et ne parle donc que russe à Emma, quelles que soient les circonstances. La présence de personnes ne parlant pas russe ne change pas cette approche.

Oui mais comment géré le regard de ceux qui ne parle pas la langue minoritaire ?

Je peux comprendre que le regard des personnes qui ne parlent ni ne comprennent la langue minoritaire, le russe pour notre cas, et qui vous entourent, pourra peut-être vous paraître pesant, en tout cas au début. Certains seront dubitatifs, d’autres dans l’incompréhension, ou encore dans l’admiration. Bien que nous percevions ces moments, peu nous importe, puisque nous ne sommes que trop concentrés sur Emma. Je crois qu’Irina a pris la mesure de ces moments. Pour Emma, j’ai le sentiment que tout ceci lui est pour le moment indifférent, surement en raison de son jeune âge.

Ma conclusion

Emma vient d’avoir 5 ans, il n’est donc pas encore vraiment temps de relâcher l’ensemble des efforts pour atteindre notre but : un bilinguisme équilibré et harmonieux français-russe pour notre fille.

Ensuite, dès lors que la communication en russe sera fermement établie, Irina pourra, si elle le souhaite, graduellement relâcher cette position. À ce moment-là, parler la langue majoritaire en public deviendra moins problématique, même si je ne suis pas convaincu qu’elle le fera, puisqu’il est toujours plus agréable de communiquer avec son enfant dans sa langue maternelle.

Alors qu’Emma s’est exprimée dès l’âge de 3 ans en russe et en français, de manière distincte, je crois vraiment que cette stratégie a aidé à attendre une première étape de notre but.

2 commentaires

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