La Magie des grands parents d’un enfant bilingue

Emma et ma belle-mère

Emma et ma belle-mère lors de notre voyage en Russie en 2013

C’est souvent le cas dans les familles d’enfants bilingues : au moins une partie de la famille, au-delà des parents, est éloignée géographiquement, et parfois les grands parents vivent même à l’autre bout du globe.

Et justement, il y tout juste quelques jours, j’accompagnais, avec ma compagne Irina, mes beaux-parents à l’aéroport pour leur retour en Russie. Ils étaient venus passer les vacances scolaires à la maison.

En guise de rapide présentation, les grands parents d’Emma, du côté russe, que nous appellerons Baba (diminutif de grand mère en russe) et Dieda (diminutif de grand père en russe) sont monolingues. Ils ne parlent que le russe. Emma n’a donc pas le choix, pour communiquer et se faire comprendre par Baba et Dieda, il faut s’exprimer en russe.

Et c’est là ce qui différentie Baba et Dieda de sa maman qui comprend et parle le français. Emma l’a très bien compris.

Il faut admettre que la grande distance entre ma fille et mes beaux parents est une source de regret. Mais leurs liens seraient-ils plus forts si nous vivions plus à proximité? Sans hésitation je réponds oui. Cependant il faudra se détacher de cette contrainte tout au long de l’enfance d’Emma et compenser par des efforts raisonnables et mesurés pour améliorer leurs interactions.

Néanmoins et malgré cette distance, Baba et Dieda sont une source inestimable pour la proactivité de notre fille dans sa langue minoritaire, le russe. A chaque fois que nous passons quelques jours ensemble, même si c’est en France, nous constatons toujours avec joie les immenses progrès d’Emma. J’en suis d’ailleurs toujours bluffé tant ils sont rapides.

Emma et mon beau-père

Pendant le même voyage en 2013, Emma et mon beau-père.

Notre temps est limité

Finalement, il faut garder à l’esprit que notre temps pour tisser des liens et créer des souvenirs avec les grands parents est limité. Emma est encore petite, mais il est important pour mon épouse et moi, bien que la situation ne soit pas idéale, que notre fille développe également une relation significative avec ses grands parents russes éloignés, que ce soit par un contact régulier par téléphone et webcam, ou par des visites régulières en personne en Russie ou en France. Une chance que Baba et Dieda soient encore assez jeunes, puisqu’ils n’ont que tout juste la 60aine.

Nous continuerons avec Irina de faire les efforts nécessaires pour impacter le présent de manière positive. C’est ce lien qui ne peut sans nul doute procurer à Emma une partie de son amour et son attachement pour sa seconde langue maternelle dans l’avenir.

Catégories : Les petits bilingues

Laisser un commentaire